mercredi 29 juin 2011

Montage du Webasto

Depuis que je possède ma Rapier, je rêve d’avoir un grand toit ouvrant. C’est tellement agréable de rouler les vitres ouvertes et le ciel bleu au dessus de la tête. Mais que monter sans être obligé de refaire à neuf le pavillon ? Par chance ma route a croisé celle d’un passionné de Rapier en Angleterre, Hugh Boultbee. Cet homme extraordinaire possède un stock improbable de pièces et de Rapier. Il y en a partout, dans sa cuisine, dans le jardin, une véritable caverne d’Alibaba. Bref, j’avais repéré chez lui, depuis longtemps une épave avec un toit Webasto en parfait état, mais il ne voulait pas le vendre. Jusqu’au jour où décidé à ranger sa maison pour faire de la place à sa collection de mini van, il accepte de me le vendre. Au retour d’un voyage en Angleterre je passe rapidement chez lui et démonte avec plus ou moins de difficultés son toit, sans oublier les deux barres de renfort.
Voici ma méthode pour le poser, ce n’est peut être pas la meilleure mais ça fonctionne. Lors du démontage je prends précisément les mesures de l’ouverture et sa position sur le pavillon. Attention, lorsque vous coupez le pavillon essayez de supprimer le minimum de tiges de soutien de la toile de pavillon, sinon, votre ciel de toit ne tiendra pas et ne sera pas bien tendu.

Deux barres de renforts doivent être fixées à chaque extrémité du toit. Elles rigidifient le pavillon.


A chaque fois j’utilise pour fixer l’armature du toit des rivets étanches en inox.
Une fois la tôle coupée, coupez en croix votre ciel de toit et faites la basculer sur les quatre cotés.


Cette toile servira de joint entre la tôle du pavillon et l’encadrement en aluminium. Après un montage à blanc pour valider le positionnement de l’encadrement du toit ouvrant, il vous faut placer les deux barres de renforts à chaque extrémité du toit. Elles sont indispensables.


Les rivets de fixation devront traverser l’encadrement en alu, le pavillon et la barre de renfort.


Enfin, l’étape la plus délicate sera de faire les quatre trous de fixation du toit ouvrant lui-même à l’arrière. Il faut que celui ci soit tendu mais pas trop. Les journées de grosse chaleur sont parfaites pour détendre la toile du toit et arriver à un bon résultat.


Voila vous avez un beau toit ouvrant sur votre voiture, de quoi profiter du soleil.

mardi 7 juin 2011

Au travail ....

Ma Sunbeam Rapier est magnifique dans sa nouvelle livrée. J’ai choisi un rouge bordeaux qui fera plaisir au Citröéniste puisqu’il s’agit du rouge Hermès de la marque.

De retour à la maison - merci Andrew pour ton plateau et ta patience – j’attaque la mécanique de ma voiture.
En effet depuis son achat, j’avais noté un léger bruit d’échappement au niveau du collecteur. J’ai d’abord cru à une défaillance du joint entre le collecteur et la ligne d’échappement. Mais, je me suis vite rendu compte que le mal était beaucoup plus profond. Je contrôle la compression des 4 cylindres et je constate que 2 cylindres ont une faible compression tout à fait anormale. Le coupable est donc trouvé : Le joint de culasse.


Voici les photos sur lesquelles on peut voir l'emplacement de la fuite.


Je démonte la culasse est la confie à Rectification 2000 à La Garenne Colombe pour un resurfacage. Je saisi l’occasion pour changer les guides et les soupapes d’échappement qui souffrent plus vite que ceux d’admission. L’accueil fut très professionnel et agréable pour un travail rapide fait en quelques jours à un tarif raisonnable.


Le montage se fait après comme d’habitude un bon nettoyage des pièces. J’aime les beaux moteurs propres.

Au niveau des « bruits », la chaine de distribution claque un peu. Je la change ainsi que le tendeur. Heureusement j’avais demandé au carrossier de démonter l’écrou de vilebrequin, car sans outils approprié cette opération se transforme vite en cauchemar. De plus pour faciliter les choses, il faut enlever les 2 pignons pour mettre la chaine.

Décidément mon moteur faisait des petits bruits partout !!!! Le roulement de la dynamo est mort, elle charge encore mais la situation ne peut que se détériorer. J’achète donc un nouvel alternateur de 75 ampères. Et la, attention, les nouveaux alternateurs ont maintenant un régulateur intégré. Il faut donc modifier le circuit électrique de la voiture. Je supprime le régulateur et le relais comme montré sur le schéma.

mardi 12 avril 2011

Enfin en réparation

La période a été longue, mais c’est fait, j’ai choisi le garage qui va prendre en charge les réparations de carrosserie de ma Sunbeam Rapier. Il s’agit du garage Italauto dans le 78 à Orgerus.

J’avoue avoir une grosse angoisse à l’idée du montant des réparations de ma voiture. Le patron du garage m’a bien donné une enveloppe budgétaire mais par expérience je sais toujours que ce ne peut être précis avec une voiture de collection. D’un autre côté, ma voiture est maintenant immobilisée depuis 1 an, il faut la réparer. J’ai donc franchi le pas et j’espère avoir fait le bon choix. Par ailleurs, il m’a fallu trouver les pièces de carrosserie et en dehors d’ebay, où j’ai trouvé la jupe avant toute neuve, ce ne fut pas évident. C’est Alpine West Midlands qui m’a fourni des pièces de carrosserie mais elles ne sont pas parfaites. De plus la livraison a pris plus d’1 mois. Je suis persuadé que Sue a lancé leur production après ma commande, ce qui explique le délai.





La première étape consiste à réparer le choc avant. Toutes les pièces neuves sont là mais il faut également reprendre les ailes avant qui touchent les portes. Nous avons convenu avec Mr Soldini de commencer par là, faire le point et continuer si possible. Heureusement tout se passe bien, le choc n’a pas été si violent, donc en dehors de la jupe avant il n’y a pas de dommages irrémédiables.


Les ailes avant reviennent même facilement. La première étape se passe bien et nous sommes mêmes en dessous du budget. Je donne le feu vert pour la suite, car dans mon esprit tant qu’à travailler sur ma Rapier autant éliminer toute partie rouillée, les bas d’ailes avant et les tours de roue arrière. Encore de bonnes surprises, la rouille n’est pas trop perforante. Nous remplaçons simplement les parties oxydées.




Entre temps, je trouve un mécène (ma femme) qui me prête quelques centaines d'euros afin d’aller encore plus loin.

J’ai toujours rêvé d’avoir un toit ouvrant sur cette voiture, avec les vitres latérales qui s’ouvrent complètement, c’est l’accessoire qu’il faut avoir. Mon souci est de garder l’unité du tissu du ciel de toit. Pas facile sans tout refaire, mais la stop ! j’ai déjà donné et c’est vraiment un travail de romain. Par chance grâce à mon ami Boultbee je réussi à trouver un toit ouvrant Webasto en très bon état qui équipait une Rapier identique à la mienne.


Par ailleurs, au grand malheur du carrossier, je lui demande de changer les joints de pare-brise et de lunette arrière. La dépose est rapide mais la pose s’avère être une sinécure.


En effet remonter la lunette arrière doit se faire en suivant les instructions du manuel, et même comme cela deux personnes ne seront pas de trop pour la poser en une demi-journée. J’espère qu’au moins maintenant il n’y aura plus de fuites.

Nous en profitons également pour peindre les seuils de porte et les portes.


Il faut dire que le précédent carrossier Suisse avait fait un travail d'..... . La peinture n'avait pas du étre cher, rien n'avait été démonté.

D’origine, ma Rapier était de couleur gris clair avec le pavillon noir (voir en dessous des baguettes). Quand je l’ai achetée elle était bordeaux et blanche.


Maintenant qu’elle se retrouve entièrement poncée et apprêtée j’hésite.


J’ai le choix entre retrouver sa couleur d’origine mais c’est triste, ou la peindre simplement en bordeaux comme la photo qui illustre le catalogue de la Série V.


Après quelques nuits de réflexion et de réunions familiales, j’opte pour le bordeaux, avec le toit souple noir ce sera magnifique. Finalement, de fil en aiguille, j’ai vraiment l’impression d’avoir une voiture neuve.

De retour à la maison, il me reste beaucoup de travail, de quoi bien m’occuper dans les semaines qui vont suivre.

mardi 2 novembre 2010

Bientôt une Renault Dauphine sur les routes

Le calme est revenu après la furie de l’organisation et de la gestion du stand Toyota au Mondial de l’Automobile 2010.
Voici quelques photos de ce salon que personne ne vous montrera mais qui contribue à sa magie. Différents stands au montage et durant les 2 semaines d’exploitation. C’est une grande fête, mais incroyablement stressante.



Enfin c’est fini et je saisis l’occasion de quelques jours de vacances en Corrèze pour tenter à nouveau de démarrer ma Dauphine de 1958. Eh bien j’y suis arrivé. Elle n’avait plus émis le moindre bruit depuis plus de 6 ans. Une éternité. A l’époque, je l’avais mis sur cale, rempli les cylindres d’une dose d’huile et mise sous Bach. Depuis de temps en temps, j’essayais avec cette batterie de 6 volts poussive, mais rien. Reprenant tout à zéro, cette fois ci je voulais y croire. Aidé par mon fils Louis, véritable homme providentiel, lorsqu’il est présent les choses se présentent bien même si il n’intervient pas.

Je vérifie l’ordre d’allumage, rempli le carburateur d’essence, nettoie les bougies, tourne la manivelle et branche la batterie chargée à fond. Un petit spray de Start Pilote et …. Vroum. Une sonorité qui me plonge dans mon enfance. Que du bonheur. Visiblement, le moteur tourne régulièrement comme une horloge. Il faut avouer qu’elle n’a que 69634 km. Je change et branche les durites du réservoir d’essence, ajoute 10 litres et chauffe le moteur au ralenti. Voila, cela fait 3 jours qu’elle démarre bien gentiment, les choses sérieuses vont pouvoir commencer afin de la mettre à nouveau sur les routes et lui faire une beauté.

Le programme des prochaines vacances, enlever les cales, vérifier les freins, les pneus, faire rouler la voiture et commencer une remise en état en douceur. Pour une fois je n’ai aucune date d’échéance. Le siège conducteur est à refaire, les soufflets de direction sont à changer ainsi que les joints de portes. Malheureusement, il y a de la corrosion, mais uniquement sur les ailes que j’avais précautionneusement achetées en bon état il y a 7 ans chez un vieux garagiste du Gers. Le souci est de les peindre en bleu tout en retrouvant artificiellement la patine du temps.

Par ailleurs, l’automne est également l’occasion pour moi d’attaquer la remise en état de ma Sunbeam Rapier série V depuis mon accident d’avril.


Comme pour ma TVR, je confie mon radiateur percé dans le choc à Gérard Delpeyrat de Tulle.


Le faisceau est changé pour un moderne plus dense que l’ancien, comme le montre la photo. J’espère y gagner en refroidissement d’autant plus qu’il était très encrassé.
Depuis quelques week-ends je décape la peinture au niveau des bas d’aile avant et arrière. En effet, j’avais des craintes et elles se révèlent justifiées, la « choucroute » est bien au rendez-vous. La liste de travail pour le carrossier s’allonge mais la voiture en vaut la peine. Il n’y en a qu’une au club Rootes.
Avec Andrew, j’ai remis en état mon toit souple « Webasto » que j’avais démonté sur une Rapier. Il ne me reste plus qu’à faire le trou dans le pavillon et le poser. L’effet j’en suis sur sera parfait et très agréable si il n’y a pas de fuites.
Au niveau de la mécanique, la liste est quand même longue. Il faut changer le joint de culasse, donc rectifier la culasse en alu, changer la chaîne de distribution ainsi que son tendeur et remettre en état le démarreur qui accroche et la dynamo qui n’a plus de roulements. Voila de quoi alimenter mon blogue.