vendredi 8 juin 2007

Un projet bien long – (Suite) – Une carrosserie plus que parfaite


Après le châssis, j’attaque la carrosserie et puis je roule. Voila ce que je me disais avant d’attaquer ces travaux.

Tout a commencé par un décapage chimique complètement inefficace. Il fut ensuite fait avec ma brave perceuse pour finir enfin avec quelque chose d’efficace, le pistolet thermique.

Toute cette phase fut longue mais bien agréable.
J’avais l’impression d’être un archéologue à la découverte de ma voiture. Jusque là tout va bien, je m’amuse et dépense peu d’argent.


Les choses se compliquent vraiment le jour ou je confie ma voiture à mon carrossier Jacky.
En fait, ma belle Jaguar XK 120 FHC est restée plus de 2 ans chez lui. Je ne sais pas s’il l’aimait ou s’il m’aimait mais cette liaison fut très longue.

Je tiens avant tout à dire qu’il a fait un travail formidable, de très grande qualité, qu’il fut toujours compréhensif et sympathique avec moi mais …….
Peut être ne faut il pas avoir les yeux plus gros que le ventre. Car ayant les yeux de Chimère pour ma voiture, j’ai toujours voulu ce qu’il y avait de mieux. Donc de plus cher. Voila tout mon problème pendant plus de 2 ans.

A chaque fois que j’allais voir Jacky c’était pour qu’il avance sur ma XK. Et à chaque fois que je venais voir son travail, il y avait une belle facture avec plein de 0. Heureux de voir le chantier avancer, je repartais en cherchant comment j’allais combler mon découvert avenir à la banque.

Franchement ce fut souvent l’angoisse, des vacances improvisées à l’économie et quelques tiraillements justifiés à la maison.
Si c’était à refaire, je dirais tout de suite non. Lorsque votre passion empiète trop sur votre vie quotidienne ce n’est pas vivable.
Heureusement ma femme fut compréhensive et quelques amis généreux en me prêtant de l’argent quand il fallait.
Le résultat est vraiment à la hauteur des sacrifices consentis.
Toute la partie arrière a été refaite avec un nouveau fond de coffre, un nouveau panneau de coffre et des ailes reformées. Le masque avant déformé retrouve sa jeunesse également.

Il faut dire que cette voiture entre deux âges est bien compliquée. Le travail à la chaine n’est pas encore abouti. Toutes les XK sont finies à la main, donc tout doit être restauré sur mesure.

Par exemple, les portes dont l’armature est en bois ont nécessitées 4 jours de réglage pour bien fermer. En effet avec la température, le bois joue et les réglages ne sont pas les mêmes le matin et le soir.


Après la carrosserie, il y a eu la préparation de la tôle avec de l’acide. Puis les nombreuses couches d’apprêt et enfin la peinture, un vert amande Aston Martin.
Sur ce point Jacky est un géni. Il est le seul à vous faire une couleur comme vous l’avez toujours voulu.





Aujourd’hui ma XK est dans sa phase finale, une mise au point moteur, des réglages de suspension.
Je fini les panneaux intérieur et la touche finale sera confié à un sellier.

mercredi 6 juin 2007

Une nouvelle acquisition

Lorsque vous aimez les voitures de sport anglaise comme moi, il y a une marque auquel vous pensez souvent : TVR.

Très peu connu en France, TVR est vraiment représentatif de l’industrie automobile anglaise. Les voitures sont performantes, construites en petit nombre avec passion.


Les châssis tubulaires sont superbes. La mécanique est empruntée à de grandes marques (Ford, Triumph, Rover …) afin de réduire les couts de production et d’entretien.

Le tout pour un grand plaisir de conduite.

Après le Coupé XK120 des années 50, l’Austin Healey roadster des années 60, je désirais un coupé des années 70, plus facile à utiliser.
Depuis le 24 mai c’est chose faite.

En surfant sur le web, j’ai trouvé une très belle TVR 3000M de 1977.
Elle est équipée d’un moteur Ford V6 Essex de 3 litres issue de la Ford Capri qui développe 140 ch. Sa suspension est à quatre roues indépendantes et le tout ne fait que 900 kg.



La position de conduite est allongée avec de superbes cadrans Smith devant vous. Que demander de plus, du sport à l’état pur.


C’est donc avec beaucoup d’appréhension, souvenez vous du retour de la Wolseley que je suis parti la chercher avec Andrew.

La voiture est superbe mais visiblement l’ancien propriétaire n’a pas beaucoup roulé avec. Ce qui se confirme dès les premiers kilomètres par une durite de chauffage qui se déchire au niveau du starter automatique. Vite réparée, nous reprenons la route.
Elle essaye encore à Douvres de ne pas quitter sont pays en refusant de démarrer. Mais à force de la pousser et d’insister poliment, elle monte la dernière sur le bateau. Le trajet Calais, Paris ne sera qu’une simple promenade de santé pour nous.



Aujourd’hui, c’est l’heure du bilan, la TVR roule bien mais il ya du travail. Les pneus sont à changer, peut être le pont et il faut lui faire une révision générale poussée.

Je pense déjà à changer la boîte de vitesses pour une à 5 rapports et basculer le poste de conduite à gauche.

dimanche 8 avril 2007

Un projet bien long

Tout commence lorsqu’il y a maintenant 9 ans, un ami me parle d'une trentaine de Jaguar abandonnées dans les dépendances d'un château de la banlieue Parisienne.
Après quelques tractations me voici parti avec mon ami Thierry Dubois vers ce château au volant de ma Jaguar MKII 3,4l (je vous en parlerai dans un autre chapitre). Le but est d’échanger cette sublime berline contre la XK 120 FHC (coupé) de mes rêves.
Au téléphone on me la décrit comme en bonne état. Hélas, elle est dans un état moyen, elle roule mais nécessite trop de travaille pour prendre la route sur de longs trajets.
Dépité, je me vois déjà repartir vers Paris quand le propriétaire des lieux me propose d’aller en voir d’autres à l’autre bout du parc ………….. Incrédule, nous le suivons et en effet sous un hangar en ruine nous découvrons une autre XK 120 FHC, un DHC, une Type E, une MKV et une XK 140 DHC.

Je suis comme un enfant à Noël face au sapin couvert de cadeaux, il me suffit de choisir, de laisser ma MK II et d’empocher un chèque pour la différence d’état entre les deux Jaguar.





Un véritable compte de fée que tout collectionneur rêve de vivre au moins une fois dans sa vie, découvrir la voiture de ses rêves au fond d’un hangar sous trois couches de poussière et de partir avec.




Quelques jours plus tard l’affaire est conclue et je repars avec une superbe épave de Coupé XK 120.





Après l’expérience de la restauration de l’Austin Healey en moins d’un an, je suis optimiste, je planifie les travaux sur deux ans maxi. A l’époque j’étais dubitatif quand dans la presse spécialisé je voyais des restaurations durer plus de 10 ans. Hélas, la réalité m’a vite rattrapé. les années sont passées très vite, toute cette aventure a commencé en 1998 à la naissance de mon fils aîné Augustin, et aujourd'hui nous sommes en 2007 à quelques mois des premiers kilomètres.

Rentrons dans le vif du sujet.
En 1998 ma femme est enceinte et je commence les premiers travaux. Partant d’une épave je n’ai aucun scrupule à faire des modifications importantes. Je décide de changer la boîte de vitesses pour celle d’une XJ série 1 avec overdrive pour une meilleure vitesse de croisière. Du coup l’embrayage devient hydraulique avec tous les problèmes d’implantation du maître cylindre. Pour les enfants, je supprime l’emplacement des batteries derrière les deux sièges pour créer deux places arrière. La batterie est maintenant dans l’aile droite. De petites modifications qui viennent en fait s’ajouter aux soucis de la restauration. Première leçon : lorsque vous faites des modifications, le travail change de nature, ce n’est pas du tout du Lego pour adultes !!!

Enthousiaste à l’idée de dépenser l’argent de mon échange j’attaque à bras le corps le châssis et la mécanique en laissant la carrosserie de côté. Deuxième leçon : mieux vaut attaquer les postes coûteux et longs au début.

Le châssis est complètement démonté, sablé zingué et peint en noir époxy au pinceau.
Un vrai plaisir. Toutes les suspensions sont remontées avec de nouvelles bagues, j’en profite pour monter une barre antiroulis plus grosse sur des bagues en polyuréthane.




Les freins sont refait, nous verrons plus tard pour les disques à l’avant. (Ici les tambours avant, à gauche reconditionnés)

Côté mécanique, je me fais plaisir en envoyant mon superbe moteur 3,4l incomplet chez le spécialiste du moteur Jaguar XK en Angleterre VSE. (A gauche, avant restauration)
Il subit une préparation road rallye avec une culasse sans plomb. J’espère qu’il fonctionne bien puisque nous étions en 1999.
Le chantier avance normalement et fin 99 le châssis est roulant, Augustin à presque 18 mois et nous pensons à agrandir la famille. (Le nouveau moteur avec la boîte de vitesses de XJ)


Il faut que je me dépêche, mais comme par hasard c’est à partir de maintenant que la restauration va ralentir à l’attaque de la carrosserie.
Troisième leçon : Sur carrosserie tu dépenses toujours beaucoup.

mercredi 31 janvier 2007

Austin Healey MKII de 1962 - Janvier 91


C’est vraiment celle par qui tout est arrivé. Mon amour pour les voitures anglaises, mes premiers pas en mécanique, la voiture qui m’a aidé à séduire ma femme lors d’un tour de France inoubliable, de mon mariage et de mon voyage de noce. De plus cette Healey c’est notre nounou Ecossaise Edwige. C’est elle qui m’a permis d’acheter ma première voiture anglaise en me laissant quelques économies.

Comme je n’avais pas les moyens de m’acheter une Healey en bonne état, sur les conseils d’amis, je me laisse convaincre par une Austin Healey MK II série 1 de 1962 importé de Californie. L’intérêt du modèle est ses 4 places et l’alimentation par 3 carburateurs SU.
Hélas, mon impatience et ma naïveté me font faire des erreurs. Tout d’abord, voulant partir l’été avec elle je la confie à un spécialiste pour refaire les freins. Résultats, une facture très chère pour un travail à reprendre. Pour le départ en vacances c’est une catastrophe, l’Healey est incapable de faire 10 km.
C’est donc avec l’aide de l’association « Les Mains dans le Cambouis » que je commence les travaux de démontage. Tout va très vite, en une journée, la mécanique est par terre dans un coin du local. Tout sera consigné dans un cahier afin de réduire les dérapages de dépenses.
Pour travailler sans peine sur le châssis la voiture est mise sur le côté posée sur de vieux pneus. Là, pendant de longs mois, dans un local sans chauffage, le châssis est gratté, poncé, et peint.
Le moteur est refait avec mon « Gourou Anglais» Andrew. Il sera malheureusement nécessaire de le refaire 5 ans plus tard à cause d’un bloc poreux.
L’intérieur est refait par mes soins après une recherche fastidieuse des bons matériaux et avec l’aide d’un sellier Normand.
La carrosserie est d’abord rapidement réparée pour rouler. Cinq ans plus tard pour mon mariage elle le sera définitivement avec de nouveaux panneau de porte et de coffre en alu.

Si il faut retenir quelques images fortes de cette restauration se sera : les premiers tours de roue sur une petite départementale, sans échappement, sans phares, sans portes, sans pare-brise, et sans ailes puis la veille de mon mariage à 2 heures du matin sous la voiture pour les derniers réglages après avoir cassé un goujon de culasse quelques heures avant.


Ce fut une si belle aventure que 7 ans plus tard j’attaquais un nouveau chantier encore plus exigeant, ma XK120 FHC.

lundi 29 janvier 2007

Des pompes pour mes voitures






Ma passion pour l’automobile m’a poussé également à collectionner et surtout à restaurer des pompes à essence. C’est essentiellement les rechercher qui m’a intéressé, mener l’enquête, rencontrer les gens et les trouver finalement.


La première fut une « Satam » à deux globes - CALTEX d'avant guerre trouvée derrière un vieux garage en province.

Après presque 8 ans voici le résultat. Même la lumière fonctionne.



Petit truc pour la démonter, au dos du compteur vous trouverez un trou dans lequel est fondu du plomb. Il cache la vis qui permet de tout démonter.


La deuxième est une petite pompe de marque Themis de 1954 - AZUR. Elle devrait bientôt recevoir les tôles peintes en rouge et blanc et les autocollants achetés à Honfleur chez un spécialiste. (Il a beaucoup d’autocollants disponibles pour toute restauration).
Voici le resultat même si le rouge est trop fonçé.


La troisième est une pompe Satam de 1955 démontée par -5° en plein hiver dans une vieille station essence. Deux jours de travail !!!! Quand on aime ………….

dimanche 28 janvier 2007

Pour une Wolseley 1500 plus virile

Imparable après quelques mois et quelques kilomètres à son volant, j’ai mis ma Wolseley 1500 en chantier. Mon but est simplement, améliorer son comportement routier en le rendant plus incisif et sportif.

Dans un premier temps les suspensions avant sont entièrement démontées pour un grand nettoyage.

Une fois repeinte, les suspensions sont remontées avec des bagues en polyuréthane de la société SuperFlex. En même temps les plaquettes de freins, les durites et les amortisseurs sont changées.


Enfin, pour plus d’agressivité la voiture est baissé en agissant sur les réglages de la barre de torsion.

Pour améliorer sa tenue de route une barre anti-roulis est montée. Il s’agit d’un montage maison à partir d’une barre anti-roulis d’Austin Healey 3000 allongée et de biellettes d’Opel Vectra fixées au bras inférieur.

Au niveau du bruit – très important pour donner l’illusion d’aller vite, j’ai choisi la simplicité en supprimant la ligne existante et en la remplaçant par un silencieux Peco (Big Bore) d’Austin Mini 1300 cm3 avec sa ligne directe en inox. Le résultat est vraiment très sonore et rauque, un beau bruit peu « protection de l’environnement » mais si sympathique.
Enfin, de nouvelles cales de pont arrière achetées chez Rally Design (plusieurs épaisseurs sont disponibles) sont montées pour abaisser l’arrière.Aujourd’hui, il ne me reste plus qu’à installer ma pipe d’admission et ses carburateurs de Riley One Point Five et de trouver de belles jantes en 14 pouces avec des pneus neufs pour atteindre mon objectif : viriliser cette petite voiture de bon père de famille Anglaise.

Peugeot 203 de 1955 - Février 2006


Cette voiture populaire fut aussi achetée sur ebay au fin fond de la Marne. Depuis l’année dernière ou j’ai participé au Rallye été 65 organisé par Thierry Dubois, j’ai vraiment pu apprécié de faire la route au rythme calme de ces voitures sans le stresse d’arriver au plus vite à destination. Ce rallye fut une véritable révélation, merci à Thierry. Mon souci est que je n’avais pas de véhicule éligible pour y participer, or depuis longtemps j’avais envie d’une Peugeot 203 et surtout d'un toit ouvrant.
Depuis février c’est donc fait, bien sur elle a nécessité une petite révision, vidange, graissage, changement de la pompe à essence et des 4 pneus (Firestone 155/15) mais elle roule vraiment bien (vitesse de croisière 90 km/h – conso 9-10 l/100 km). Le 8 et 9 octobre dernier nous sommes allés à un rassemblement organisé conjointement par Thierry Dubois et la commune de La Palisse sur la RN7.
Depuis j'ai refait les tapis de sol avec de la moquette du stand VW au Mondial de l'Automobile. Je les ai coupé et confié à un sellier pour coudre une bordure. Résultat, un véritable travail de "Pro" du plus bel effet et exit l'odeur de chien mouillé.
Bientôt, j'attaque le remplacement des durites de freins.