lundi 6 janvier 2014

Des détails importants

J’ai l’impression que lorsque vous achetez une voiture, votre attention se porte sur un détail complètement irrationnel et c’est ce détail qui vous motive plus que tout. Par exemple, j’ai acheté ma Jaguar MK II pour son toit ouvrant.
Dans le cas de ma Lotus Esprit, ce fut un achat raisonné. Toutefois, je n’ai pas échappé à la règle et ce sont les sièges en cuir, très années 70qui ont fait pencher la balance. Ils ressemblent à des baquets de F1 et en plus ils sont confortables.
L’autre élément qui m’a plu sur cette voiture, ce sont ses phares. Escamotables, lorsqu’ils s’ouvrent, la face avant devient magnifique 
En revanche, il est une chose que j’ai tout de suite changé dans ma voiture, son volant. Commun à plusieurs modèles Lotus contemporains, il me fait penser à une modeste Austin Montego ou Allegro (même si son volant est carré).
 
 J’ai rapidement trouvé son remplaçant sur le Bon Coin. Un beau volant trois branches « Momo » identique à celui des Lotus Esprit JPS mais sans la signature de Mario Andretti. Le plus difficile fut de mettre la main sur un moyeu car cela devient difficile à trouver. C’est finalement South West Lotus Center qui me fournit un moyeu d’Esprit Série 3.
Le « Momo » est maintenant sur la voiture et j’espère que vous conviendrez qu’il sied mieux au caractère sportif de l’Esprit.
 
Adresse :
South West Lotus Center Ltd :sales@thelotuscenter.com

jeudi 2 janvier 2014

Des gens formidables

Je n’avais pas forcément prévu de prendre quelques jours de vacances en cette fin 2013. Mais, un décès dans ma famille et l’obligation de solder mes RTT me poussent à le faire.
Nous restons la plus part du temps à la maison et c’est l’occasion pour moi de reprendre mes travaux de restauration.
Depuis son achat, j’avais planifié de refaire l’habitacle de ma Lotus Esprit.
Dans un premier temps, j’ai donc recherché les matériaux adéquat et ce fut pour moi l’occasion de faire la connaissance de gens passionnés et formidables.
D’origine les Lotus Esprit Série 2 et 2.2 utilisent une matière qui ressemble à du velours appelée « Marcasite ».
Sa recherche m’a conduit dans un premier temps chez le sellier spécialiste de la marque : N. Fulcher Coachtrimmers. Steve vous accueille avec gentillesse et il n’est vraiment pas avare de conseils. Bref, il se met en quatre pour vous rendre service. Une adresse formidable.
Son père Nick, a longtemps travaillé à l’usine Lotus, puis en 1977 il a créé sa propre affaire de sellerie. Emporté soudainement en 2012 par un cancer, il a su transmettre sa connaissance de Lotus et sa passion de son métier à son fils Steve, qui aujourd’hui perpétue ce savoir-faire.
Hélas, il est impossible de retrouver cette matière même chez Steve.
Mon chemin m’a ensuite conduit au Club Lotus France où très spontanément on me conseille de contacter l’un de ses membres propriétaire d’une Esprit, Hugues. Le hasard fait bien les choses, car de fil en aiguille Hugues fait suivre mon échantillon et il arrive à la Direction Recherche et Développement d'un grand groupe automobile Français. Après analyse, on me renvoie les références d’un fournisseur, Aunde France, qui propose un produit similaire dans différents coloris. Ce n’est pas tout à fait identique mais il est très proche du « Marcasite ». Surtout, il est disponible et répond au cahier des charges de l’automobile.
Sa référence est : textile PIMA – réf SUEDE K1828/3 Coloris Mistral de la société Aunde.
C’est bon maintenant que j’ai tout, je peux avancer dans mes travaux. Merci à tous.

J’envoie tout de suite à Steve un échantillon de Aunde afin qu’il puisse en commander pour d’autres restaurations. En même temps, je lui confie le soin de me préparer un ciel de toit et diverses pièces avec des coutures apparentes car je désire rester proche de l’origine.
En effet, depuis, j’ai eu la confirmation par Lotus Cars que mon Esprit a été leur S2.2.
Pour Noël, je reçois enfin mon colis d’Angleterre.  Tout y est, même un numéro d’appel pour l’assistance en cas d’urgence. Steve est merveilleux.
Au travail !
Avec le temps et la chaleur, la colle finit par dissoudre les mousses et les tissus partent en lambeaux. C’est le cas sur ma Lotus.
En démontant les panneaux, je remarque que toutes les pièces sont personnalisées avec le numéro de châssis.
Enfin, pour centrer le ciel de toit, le personnel de Lotus avait tout prévu en marquant en noir le centre du pavillon.
Le ciel de toit après la pose.

Les caches soleil avant et après. Visiblement ma Lotus est restée dans un environnement humide.



Ayant reçu le tissu de Aunde, je refais les panneaux du tunnel de boite de vitesses. Je garde la mousse formée et surtout n'applique pas de colle sur la mousse.

Plusieurs mois avant j’avais attaqué les cuirs. En effet, pour leur rendre l’éclat de leur jeunesse  j’ai contacté une firme Anglaise très connue : Gliptone Leather Care.
Grace à un échantillon fourni, on vous propose la teinte parfaite pour vos cuirs. L’application est simple et le résultat est probant.



Le traitement du siège efface toutes les petites traces d'usure. Le vide poche avant et après traitement








Maintenant, je m’attaque au tableau de bord et aux garnitures de porte.
Les adresses utiles :

N. Fulcher Coachtrimmers : www.coachtrimmer.co.uk
Le sellier pour votre Lotus mais également pour tout autre modèle.

Gliptone Liquid Leather : www.liquidleather.com – T. 01706 819365
Le spécialiste de la rénovation des cuirs

jeudi 7 novembre 2013

Quinze minutes de célébrité.

 Comme l’écrivait Andy Warhol en 1968 « Dans le futur, chacun aura droit à 15 minutes de célébrité mondiale. ». Pour ma Jaguar XK120 FHC ce fut le jour où elle fit l’objet d’un article dans le Magazine Rétroviseur du mois d'Octobre 2012.
 
C’est mon ami Xavier Chauvin qui en fut à l’origine et je vous avoue que je suis fier de voir ma voiture dans cet article. Fier, de voir 11 ans de travail récompensés par cet article.
En plus, cerise sur le gâteau, Bernard Canonne a fait de magnifiques photos que j’aurais été incapable de réaliser.



Bernard Canonne dans ses oeuvres. Oui en effet, il faut du matériel même si la météo est bonne mais le résultat est parfait.


lundi 4 novembre 2013

Pour une fois ce n’est pas sur une voiture !!

Ce ne sont pas les quelques kilomètres parcourus au guidon de ma BSA qui l’ont usée, mais depuis quelques mois la traditionnelle flaque d’huile s’est déplacée sous la roue avant de ma moto. Tout me laisse penser qu’il s’agit d’un problème d’étanchéité. En effet, sur la route la fourche a tendance à se transformer en pompe à vélo et elle suinte de l’huile.
Pour maintenir le niveau de propreté de mon garage il fallait agir. De plus, en ce moment l’activité est calme, en effet la période après vacances se fait sentir et il y a un manque flagrant de budget. C’est donc le moment idéal pour attaquer ce chantier et rendre ma BSA un peu plus propre.

Mon objectif est de limiter les dépenses tout en faisant un travail pérenne. Mais ça commence mal, au bout d’une journée je constate qu’il est indispensable d’acheter un outil pour démonter les caches joints en chrome (l'outil bleu sur la photo de droite).
 
Au niveau du travail, c’est à la fois simple mais compliqué car l’ancien propriétaire avait pris un soin particulier à mettre de la boulonnerie en inox mais au diable l’unité impériale. Je jongle donc entre des clefs en pats métrique ou impériale. Enfin, j’y arrive encore une fois grâce à l’aide mon fils véritable « porte bonheur ». Moi qui voulais démonter un minimum de pièces……
 
Une fois démonté l’écrou supérieur chromé du bras fixe de fourche situé à côté des compteurs, la fourche se désolidarise de son Té. Les joints spi sont changés mais je m’aperçois que l’axe de fourche sur lesquels ils coulissent n’est pas lisse. Il y a beaucoup d’aspérités, « mais c’est bien sûr » à cause de  ça que l’étanchéité ne peut se faire correctement. Le joint spi vu ci-dessus est enchassé dans la cache chromé de la fourche.
 
 Deuxième constat, il me faut changer les axes de fourche et les bagues en cuivre, dépenses non prévues mais qui heureusement restent raisonnables. Ici, on peut voir l'ancienne pièce avec ses marques d'usure et en dessous la nouvelle.
Sur la table du jardin j'ai posé toutes les pièces qui constituent la fourche de ma BSA. Ce n'est pas compliqué en soi mais sans l'outil bleu le démontage est impossible. 
 Voila le travail est presque terminé. Depuis la fourche a été testée sur la route. Elle est étanche et apporte enfin un vrai confort à la conduite de ma BSA.
Prochaine étape, la réparation de l'embrayage qui patine.
 Toutes les pièces ont été achetés chez :
Burton Bike Bits - website : www.burtonbikebits.net
Classic Bike Shop - website : www.classicbikeshop.co.uk

vendredi 14 juin 2013

Et pourquoi pas une Lotus Esprit ?

Voila c’est fait, j’ai vendu ma Sunbeam Rapier.
C’est toujours une sensation étrange de laisser sa voiture chez quelqu’un, après lui avoir prodigué des soins intensifs pendant de nombreuses années. Mais je crois que son nouveau propriétaire roulera plus que moi, ce qui n’est pas difficile.
Ce sont les enfants qui furent un peu tristes, en effet c’était la seule voiture en dehors du Scénic de madame qui nous permettait de voyager ensemble à quatre avec des bagages. C’est un peu l’Ecosse en ancienne qui s’éloigne!

Aujourd’hui, j'ai une forte envie de tourner la page, de passer à autre chose. Et, c'est justement ce changement qui me motive, découvrir de nouveaux horizons, un nouvel univers automobile et d’autres passionnés.
Puis je l’avoue, j’ai de plus en plus envie de me faire plaisir au volant de voitures de caractère.

Dans ma tête et mon garage depuis la vente de ma TVR, il y avait un vide. Alors, je suis allé en Hollande puis en Angleterre en voir plusieurs mais à chaque fois il manquait quelque chose. Peut être tout simplement l’argent de la vente de ma Sunbeam sur mon compte en banque.
 
Je me suis souvenu alors, de cette belle Lotus Esprit Série 1 vue au NEC à Birmingham fin 2012. Une ligne anguleuse des années 1970 totalement intemporelle.


Il faut avouer maintenant, cette marque m’a toujours fasciné, surtout le génie créatif de Colin Chapman. J’ai toujours voulu une Lotus sans jamais vraiment y penser.
Mais laquelle choisir, une Elan, non! trop similaire à ma Heron. Ce sera une Esprit mais la plus belle, la plus proche du design originel de Giugiaro et avec le meilleur moteur, le 2,2 litres. Malheureusement, il n’y en a eu que 88 Série 2 avec ce moteur. La recherche se complique.
 
Ce n’est qu’avec la garantie de la vente de ma Rapier que je suis allé voir le spécialiste du modèle en Angleterre, Scott Walkers.
Et bien m’en a pris car il avait la perle rare. Une Lotus Esprit Série 2 2,2l. La première construite en mai 1980 à Hethel (Norfolk) ayant appartenu à l’usine.
Bien sur avec mon budget elle n’est pas parfaite, mais justement c’est un plaisir de la rendre plus désirable et plus performante.
J'ai hâte maintenant de la recevoir. Commence une nouvelle aventure qui sera suivie sur ces pages.

 

dimanche 21 avril 2013

Pas si facile !!!

Depuis la dernière fois les choses se sont légèrement compliquées.  En effet la réalité d’une restauration m’a vite rattrapé avec ses nombreux contre temps.

Tout commence donc avec mes superbes amortisseurs Spax faits sur mesure à partir des anciens. Je ne sais pas ce qui c’est passé mais le « sur mesure » n’était pas tout à fait du sur mesure : silentbloc du mauvais diamètre, impossibilité de monter les ressorts arrière sur les amortisseurs. Bref de quoi rendre impatient pour rester poli.





















Heureusement Betaset chez qui j’avais commandé ces merveilles fait de son mieux pour rectifier les erreurs, mais cela prends de longues semaines sans parler des aller retour jusqu’à Houdan.
Par ailleurs, en raison de sa construction artisanale (12 Heron Europa seulement construites) la plupart des pièces des suspensions doivent être adaptées. La suspension arrière est tout à fait unique,




















j’ai essayé d’optimiser au mieux la fixation des amortisseurs. J’ai renforcé son axe de fixation avec une soudure et rapproché l’amortisseur au plus près du moyeu. J’espère que cela va bien tenir.





















Pour les freins, le travail se passe mieux grâce à Jean Luc chez Ets Etient. Il m’a refait les câbles de freins à main, c’est superbe. J’ai tout remplacé, durites, tuyaux ……
Aujourd’hui, je butte sur la fixation du réservoir d’essence. Celui de la voiture, en polyester est en mauvais état, il faut le remplacer. Mais il me faut en trouver un similaire.
 J’ai le choix entre en faire faire un identique en aluminium (coût 1200 £) ou, adapter celui d’une Austin Mini Break Van. L’adaptation de ce dernier sur la voiture n’est pas parfaite et c’est ce qui me gène. Il faut découper le fond du coffre dans l’habitacle et ainsi supprimer l’emplacement de la roue de secours. De plus, petit détail, je veux rester sur un budget de restauration raisonnable car les lourds postes de dépense arrivent (carrosserie, moteur).
 
J’ai également fait de la résine pour essayer d’avancer sur la rénovation de la carrosserie. C’est loin d’être parfait, la résine ne sèche pas. Il faut dire que mon garage n’est pas toujours à la bonne température.

Une fois le réservoir en place je pourrais la mettre sur ses roues. J’ai hâte d’y être pour passer à la prochaine étape.
J’ai acheté un moyeu pour fixer les roues à rayons chez MWS. Il va me permettre de tester les différents diamètres de roue et de faire mon choix 14 ou 15 pouces.