samedi 21 janvier 2012

La preuve sur la route

Le remontage des freins a été simple, j'ai bien nettoyé les mâchoires et fixé les nouveaux tambours achetés chez Orson Equipment Limited. L'intérêt est que le coût d'une paire de tambours est équivalent au prix d'un tambour en France. C'est en fait le fournisseur de nombreux vendeurs de pièces d'anglaises. Une bonne adresse à avoir aussi bien pour les freins que les moyeux de roue.
Ils sont superbes.
A gauche l'ancien, à droite le nouveau.
La roue enlevée, j'en profite pour graisser toutes les rotules et roulements. Sur ces voitures, je peux vous dire qu'il y a des graisseurs partout. Je fait également l'appoint du boîtier de direction qui a toujours tendance à se vider sournoisement.
Dans l'habitacle, je remonte le compteur de vitesses, cela fait plus de 11 ans que le compteur kilométrique ne fonctionnait plus. Et comme la jauge à essence indique en quelques kilomètres le plein ou le réservoir vide, il faut mieux calculer son autonomie avec le compteur.
Je remonte la partie inférieure du tableau de bord sans peine.
Dimanche matin, me voici au volant de ma Jag. J'ai rendez-vous devant le château de Thoiry pour son rassemblement mensuel. Il fait beau mais frais, je roule doucement pour faire chauffer l'huile, il y en a 11 litres dans le carter moteur. Les freins, je n'ai pas encore eu l'occasion de les solliciter. Le compteur fonctionne bien c'est déja un bon point. Sur la route du retour, je sollicite enfin ma XK, il faut avouer que ce moteur respire, quelle puissance, un grand plaisir mais le rond point se profile devant la calandre. Je saute sur la pédale, sollicite les freins et ça marche. Le ressenti est plus doux et il n'y a plus ses lourdes vibrations.
Je ne me fais plus peur à chaque fois qu'il faut ralentir la voiture. C'est surement moins efficace que des disques mais la voiture devient plus sure, c'est l'essentiel.

vendredi 13 janvier 2012

Enfin des freins.

Plus je roule avec ma Jaguar XK 120, plus je me délecte de ses performances jusqu’au moment ou il faut freiner. Là comme je vous l’avais déjà dit, le tableau s’assombri. Vibrations, odeurs de brulée et des distances qui s’allongent. Bref pas de quoi vous mettre en confiance.


J’ai donc fait une enquête auprès de différents pilotes de XK 120 que j'ai rencontré sur les circuits et normalement des freins à tambours en bonne état ca marche. En effet, je me souviens de mon Alfa Roméo Giulia Sprint avec ses tambours triple mâchoires, un vrai régal.


Par ailleurs, un spécialiste me confirme qu’avec le temps, le métal des tambours perd ses propriétés thermiques et se déforme sous la contrainte. Mes tambours datent de 1950, encore plus vieux que la voiture. Je décide donc de les changer en espérant que le problème ne provienne pas des garnitures. En tout cas c'est moins cher que d'adapter des disques.



Vivement l'essai sur la route avec en plus mon nouveau compteur de vitesses réparé.

jeudi 12 janvier 2012

Au travail !!!

Les mois d’hiver sont toujours propices aux travaux. Et cela se vérifie. En effet, je profite de cet hiver peu rigoureux pour passer du temps dans mon antre non chauffé.

Ca y est, j’arrive maintenant à démarrer sans problème ma BSA. C’est vraiment une question de patience, il faut sentir et connaitre sa moto, ses habitudes et ses caprices. Après cela se passe tout seul.

J’ai grâce à la FFVE obtenu sans souci le sésame pour obtenir la carte grise nationale de collection.


Je me suis même fait exceptionnellement plaisir en achetant une belle plaque d’immatriculation en tôle emboutie et en caractères anglais. Je vous conseille cette adresse, ils sont charmants et font des plaques dans de nombreuses dimensions : http://www.jepsonclassicplates.com/

Je ne sais pas pourquoi, j’ai craqué, car pour mes voitures c’est un principe, j’évite les belles plaques hors de prix.

En dehors de ce point administratif, j’avais constaté qu’au démarrage de la fumée sortait du collecteur d’échappement au niveau de la culasse, bizarre. Du coup j’essaye de réajuster le tuyau et serre le beau collier à ailette. Grosse erreur, ce collier n’est pas un collier de serrage car au bout d’un moment il se casse (fait en alu) mais simplement une pièce destinée à refroidir.


Donc, me voici obligé à tout démonter et finalement ce fut bénéfique car il y avait des fuites partout. Je refixe l’échappement avec de la patte et en faisant attention. Depuis sa sonorité a changé, elle est beaucoup plus virile et rauque, le pied!

Depuis son achat le compte tour ne fonctionnait pas et pourtant sur l'établi tout était bon. Après reflexion je me suis aperçu que le compte tour tournait dans le sens opposé de celui de l'entrainement de la pompe à l'huile. D'où l'impossibilité de fonctionner et la raison de l'absence de câble dans la gaine.


Etant dans ma phase réparation de compteurs, je le confie à un spécialiste des compteurs chronométrique en Angleterre. Après de longues semaines il revient enfin tout neuf. Ce qui fait tout le charme de ce type de compteur c'est sa lecture par saccade et il fonctionne enfin correctement.

lundi 17 octobre 2011

Une maison typiquement Anglaise

Cela pourrait être la maison d'une famille Anglaise dans les années 1960.

Une Sunbeam Rapier Série V de 1966 et une BSA Rocket Gold Star de 1960.

lundi 10 octobre 2011

Ce n'est pas une voiture et pourtant j'adore.

Il y a plus de 2 ans, je suis tombé en arrêt, tel le chien de chasse face à un lapin, devant le stand BSA Gold Star du salon de Birmingham au NEC. Pour moi en un instant, cette moto incarnait exactement tout ce que devait être une moto sportive, un savent mélange de virilité et d’élégance.
Pour la petite histoire, BSA signifie : Birmingham Small Armes.
C’est à la fin du XIX siècle que les ventes d’armes périclitant, BSA se reconvertit dans l’auto et la moto. La première moto est construite en 1903 en adaptant un moteur belge Minerva sur un cadre de bicyclette. Durant les deux guerres mondiales BSA produira à nouveau des armes. Après 1945, durant les Trentes Glorieuses, BSA rachète les motos Triumph et devient le plus important producteur de motos au monde. Pendant son activité, BSA produira des modèles devenus célèbres comme les Gold Star, Road Rocket, Lightning, Thunderbolt, Rocket Three. L’usine fermera définitivement en 1973.
C’est également, l’aventure industrielle du constructeur Daimler liée à BSA qui excite ma curiosité. Car, c’est en effet l’achat des usines Daimler en 1960 qui permit à Jaguar d’augmenter sa surface de production et d’acquérir l’expérience du groupe sur les pistons. Finalement, l’histoire sportive de ce modèle suscitait mon admiration.
Depuis donc, je parcourais les sites internet à la recherche d’informations pratiques et d’annonces. Le temps a passé mais pas cet objectif de rouler en jour en BSA.
Ce n’est qu’une fois le budget acquis que la recherche reprit de plus belle et au bout de quelques semaines la voila.
Elle est belle même si ce n’est pas une authentique Rocket Gold Star. Les puristes vont crier au scandale mais ce ne sont pas eux qui payent et puis l’essentiel c’est de se faire plaisir. J’ai choisi un bicylindre, il semble moins vibrer que le mono !!
En tout cas me voici parti en Angleterre pour aller la chercher à Birmingham. La route est agréable, il fait beau et en dehors de la M5 pas d’embouteillages. C’est l’occasion de prendre pour la première fois la navette Eurotunnel. C’est peut être moins romantique que le bateau mais bien plus rapide.
Mon vendeur Steve, un anglais typique bardé de tatouages et à l’accent bien …..difficile me fait les présentations d’usage dans une cabane qui lui tient d’atelier.
Après de nombreux conseils il me montre dans d’autres cabanes bien cadenassées sa collection ; Norton, Triumph, Matchless toutes des 500 cm3. Qui aurait pensé trouver autant de motos ici d’autant plus que la sortie de ses belles se fait en traversant la maison. Nous sanglons bien la moto dans la camionnette et retour vers la France.
Steve m’avait bien expliqué comment la démarrer : ouvrir le robinet d’huile (carter sec) et d’essence, titiller le carburateur, régler l’avance à l’allumage et le starter, embrayer pour décoller l’embrayage et chercher la compression avec le kick. Enfin tomber de tout son poids pour la démarrer. Pour Steve homme de plus de 100 kg et habitué aux motos c’est une simple formalité. Pour moi, c’est plus compliqué et mes enfants se demandent si j’ai acheté une moto ou une sculpture inerte.
Après quelques jours, je commence à la prendre en main mais le démarrage n’est vraiment pas garanti. Finalement, elle se montre assez agile mais en roulant une autre difficulté se présente. Comme toute Anglaise, tout est inversé. Le frein arrière est au pied gauche, le sélecteur de vitesses au pied droit avec la 1er en haut. Heureusement, le moteur est souple et pardonne toute erreur de vitesse.
Les compteurs sont beaux mais malheureusement ils ne fonctionnent pas parfaitement. Du travail pour cet hiver car comme me l'a fait remarqué Steve, elle n'a jamais roulée sous la pluie.

Voila, il me faut maintenant rouler et en prendre possession.

Enfin !!!

Ca y est je viens de fixer la dernière pièce sur ma Sunbeam Rapier série V. Ce fut long depuis cet accident stupide, mais aujourd’hui elle correspond à ce que je souhaitais.

Bien sur, il reste toujours des petites imperfections, comme la couronne du démarreur qui vibre en roulant (un neuf attend dans le garage) et la sonorité de l’échappement qui n’est pas parfaite.
Mais, le toit ouvrant est étanche, le moteur fonctionne bien et puis elle a une belle gueule en rouge avec ses jantes en aluminium. Afin de peaufiner son look, j’ai finalement rabaissé le pont arrière avec des calles de 1 pouce ½. Elle est désormais beaucoup plus équilibrée.
Prochaine étape, rouler, brancher les phares additionnels et peut être changer le démarreur mais pour cela il faut démonter le collecteur d’échappement pour l’extraire.

mercredi 7 septembre 2011

Les coulisses des Toyota Yaris au Louvre

Dans le cadre de la convention de lancement de la nouvelle Yaris les 6 et 7 Septembre 2011 nous avons exposé devant la facade est du Louvre 157 Yaris. La mise en place a pris près de 12 heures en raison de l'espace limité et du rangement précis par département.

Nous avons filmé sa mise en place avec une caméra prenant une photo toutes les 5 secondes. Voici le lien pour voir le film de cette opération assez exceptionnelle.


Pour avoir une vue d'ensemble nous nous sommes installés en haut de l'église de Saint Germain de l'Auxerrois.


Voici le résultat :


Le groupe a l’air minuscule devant la majesté du bâtiment, pourtant il y a plus de 300 personnes.

Les Yaris Made in France sur l'esplanade.