Depuis maintenant plus de 20 ans j’ai eu le plaisir de pouvoir collectionner de nombreuses voitures. Vous trouverez sur ce blog mes aventures et leur histoire. Tout a commencé après un sévère accident de moto en Corrèze. Heureusement j’ai eu de la chance, aucune séquelle physique, en revanche ma Yamaha XT 550 n’était plus en état de rouler. Cet accident fut un déclic ......
mardi 12 avril 2011
Enfin en réparation
mardi 2 novembre 2010
Bientôt une Renault Dauphine sur les routes



Enfin c’est fini et je saisis l’occasion de quelques jours de vacances en Corrèze pour tenter à nouveau de démarrer ma Dauphine de 1958. Eh bien j’y suis arrivé. Elle n’avait plus émis le moindre bruit depuis plus de 6 ans. Une éternité. A l’époque, je l’avais mis sur cale, rempli les cylindres d’une dose d’huile et mise sous Bach. Depuis de temps en temps, j’essayais avec cette batterie de 6 volts poussive, mais rien. Reprenant tout à zéro, cette fois ci je voulais y croire. Aidé par mon fils Louis, véritable homme providentiel, lorsqu’il est présent les choses se présentent bien même si il n’intervient pas.
Je vérifie l’ordre d’allumage, rempli le carburateur d’essence, nettoie les bougies, tourne la manivelle et branche la batterie chargée à fond. Un petit spray de Start Pilote et …. Vroum. Une sonorité qui me plonge dans mon enfance. Que du bonheur. Visiblement, le moteur tourne régulièrement comme une horloge. Il faut avouer qu’elle n’a que 69634 km. Je change et branche les durites du réservoir d’essence, ajoute 10 litres et chauffe le moteur au ralenti. Voila, cela fait 3 jours qu’elle démarre bien gentiment, les choses sérieuses vont pouvoir commencer afin de la mettre à nouveau sur les routes et lui faire une beauté.
Le programme des prochaines vacances, enlever les cales, vérifier les freins, les pneus, faire rouler la voiture et commencer une remise en état en douceur. Pour une fois je n’ai aucune date d’échéance. Le siège conducteur est à refaire, les soufflets de direction sont à changer ainsi que les joints de portes. Malheureusement, il y a de la corrosion, mais uniquement sur les ailes que j’avais précautionneusement achetées en bon état il y a 7 ans chez un vieux garagiste du Gers. Le souci est de les peindre en bleu tout en retrouvant artificiellement la patine du temps.
Par ailleurs, l’automne est également l’occasion pour moi d’attaquer la remise en état de ma Sunbeam Rapier série V depuis mon accident d’avril.
Comme pour ma TVR, je confie mon radiateur percé dans le choc à Gérard Delpeyrat de Tulle.
Depuis quelques week-ends je décape la peinture au niveau des bas d’aile avant et arrière. En effet, j’avais des craintes et elles se révèlent justifiées, la « choucroute » est bien au rendez-vous. La liste de travail pour le carrossier s’allonge mais la voiture en vaut la peine. Il n’y en a qu’une au club Rootes.
mardi 25 mai 2010
Enfin sur la route.
Quelle satisfaction de faire rouler une voiture après une aussi longue immobilisation.
Bien sur j’ai eu des moments d’émotions, quand j’ai dévissé les bougies ou quand le cric s’est plié sous la voiture, roues démontées.
En effet, il m’a fallu une clef avec une tige de plus de
Quand au cric d’origine, une fois 3 roues enlevées, il s’est tout à coup courbé jusqu’à poser en douceur la voiture au sol. Plus de peur que de mal.
Le contrôle technique est passé sans encombre, il a mis en valeur l’état de conservation de la voiture sans aucune corrosion. Seul le moteur d’essuie-glace manquait à l’appel, heureusement il y avait la petite molette de fonctionnement manuel. En dehors de son accès horrible, le moteur était bloqué par sa graisse, complètement figé.
Un bon nettoyage et tout revient dans l’ordre, de quoi faire pâlir les essuie-glaces de ma XK plus que poussifs.
Thierry Dubois m'a accompagné pour la première sortie de la 403. Ce fut l'occasion d'une dédicace de son dernier livre sur la N7 - C'était La Nationale 7 aux Editions Drivers. A lire absolument.
Quelques détails du dessous de tableau de bord d'origine.
mercredi 28 avril 2010
Une remise en route pas si rapide !!!!
Il faut tout nettoyer à l’alcool à bruler et changer par sécurité, durites et les différentes coupelles.
Les opérations sont simples mais elles prennent beaucoup de temps et les week-ends n’ont que 2 jours.
Evidemment tous les organes mécaniques sont vidangés, moteur, boite et pont avec son huile particulière au Ricin.
Par chance le moteur qui n’était pas bloqué a tout de suite répondu à l’appel de son démarreur. Je ne touche pas à l’allumage, ni aux bougies qui sont pour l’instant bloquées dans la culasse. En revanche, je démonte entièrement le carburateur pour changer les membranes et les joints qui sont sec à se casser.
En raison du faible kilométrage je ne change pas les gicleurs, je me méfie des pièces reproduites aujourd’hui de plus ou moins bonne qualité. Et puis l’intérêt de cette voiture réside dans son originalité, autant la préserver.
Le vendeur m’avait bien précisé de vérifier la pompe à eau. Elle émet un bruit bizarre et sa poulie n’est pas dans l’axe des deux autres. Je décide donc de la changer pour une neuve adaptable sur plusieurs modèles de Peugeot.
Elle est superbe, mais son montage va virer au cauchemar, elle ne se positionne pas correctement, les boulons ne sont pas les bons et elle fuit au niveau du plan de joint. Désespéré, j’installe l’ancienne en ajoutant une simple rondelle afin de mettre la poulie dans l’axe. Elle fait toujours du bruit mais il faut avancer et passer à autre chose. En remontant le radiateur, toutes les durites sont changées. En résumé, rien de bien compliqué mais le temps passe vite d’autant plus que la date du rallye de Thierry approche. J’espère qu’une fois sur ses roues, l’embrayage fonctionnera correctement et qu’il n’y aura pas de mauvaises surprises.
Comme la 403 est sur chandelle, je fais le tour de tous les graisseurs avec ma pompe, en tout il y en a 13.
En plus je change la ligne d'échappement qui est morte.
Il me reste un point à priori pas compliqué mais qui peut dégénérer. En vidangeant le réservoir d’essence de quelques litres d’essence nauséabond, j’ai l’impression que son fond est couvert d’une épaisse couche solide. Hélas la sortie d’essence est bouchée. Il va me falloir y remédier en passant par le trou de la jauge à essence.
Sinon, j’ai rarement vu une voiture aussi saine, pas une trace de rouille, que du bonheur pour une voiture de 1957.
Ce n’est hélas pas le cas de ma Renault Dauphine de 1958 que j’essaye de remettre également en route pendant mes vacances. Le radiateur est enfin remonté après refection chez Delpeyrat à Tulle.
Son moteur tourne, il n’est pas bloqué mais rien à faire, je n’arrive pas à le démarrer. Déjà neuve avec son starter automatique et sa batterie 6 volts, ce n’était pas évident, alors aujourd’hui après 6 ans d’inaction. Suite au prochain épisode.
