mardi 12 avril 2011

Enfin en réparation

La période a été longue, mais c’est fait, j’ai choisi le garage qui va prendre en charge les réparations de carrosserie de ma Sunbeam Rapier. Il s’agit du garage Italauto dans le 78 à Orgerus.

J’avoue avoir une grosse angoisse à l’idée du montant des réparations de ma voiture. Le patron du garage m’a bien donné une enveloppe budgétaire mais par expérience je sais toujours que ce ne peut être précis avec une voiture de collection. D’un autre côté, ma voiture est maintenant immobilisée depuis 1 an, il faut la réparer. J’ai donc franchi le pas et j’espère avoir fait le bon choix. Par ailleurs, il m’a fallu trouver les pièces de carrosserie et en dehors d’ebay, où j’ai trouvé la jupe avant toute neuve, ce ne fut pas évident. C’est Alpine West Midlands qui m’a fourni des pièces de carrosserie mais elles ne sont pas parfaites. De plus la livraison a pris plus d’1 mois. Je suis persuadé que Sue a lancé leur production après ma commande, ce qui explique le délai.





La première étape consiste à réparer le choc avant. Toutes les pièces neuves sont là mais il faut également reprendre les ailes avant qui touchent les portes. Nous avons convenu avec Mr Soldini de commencer par là, faire le point et continuer si possible. Heureusement tout se passe bien, le choc n’a pas été si violent, donc en dehors de la jupe avant il n’y a pas de dommages irrémédiables.


Les ailes avant reviennent même facilement. La première étape se passe bien et nous sommes mêmes en dessous du budget. Je donne le feu vert pour la suite, car dans mon esprit tant qu’à travailler sur ma Rapier autant éliminer toute partie rouillée, les bas d’ailes avant et les tours de roue arrière. Encore de bonnes surprises, la rouille n’est pas trop perforante. Nous remplaçons simplement les parties oxydées.




Entre temps, je trouve un mécène (ma femme) qui me prête quelques centaines d'euros afin d’aller encore plus loin.

J’ai toujours rêvé d’avoir un toit ouvrant sur cette voiture, avec les vitres latérales qui s’ouvrent complètement, c’est l’accessoire qu’il faut avoir. Mon souci est de garder l’unité du tissu du ciel de toit. Pas facile sans tout refaire, mais la stop ! j’ai déjà donné et c’est vraiment un travail de romain. Par chance grâce à mon ami Boultbee je réussi à trouver un toit ouvrant Webasto en très bon état qui équipait une Rapier identique à la mienne.


Par ailleurs, au grand malheur du carrossier, je lui demande de changer les joints de pare-brise et de lunette arrière. La dépose est rapide mais la pose s’avère être une sinécure.


En effet remonter la lunette arrière doit se faire en suivant les instructions du manuel, et même comme cela deux personnes ne seront pas de trop pour la poser en une demi-journée. J’espère qu’au moins maintenant il n’y aura plus de fuites.

Nous en profitons également pour peindre les seuils de porte et les portes.


Il faut dire que le précédent carrossier Suisse avait fait un travail d'..... . La peinture n'avait pas du étre cher, rien n'avait été démonté.

D’origine, ma Rapier était de couleur gris clair avec le pavillon noir (voir en dessous des baguettes). Quand je l’ai achetée elle était bordeaux et blanche.


Maintenant qu’elle se retrouve entièrement poncée et apprêtée j’hésite.


J’ai le choix entre retrouver sa couleur d’origine mais c’est triste, ou la peindre simplement en bordeaux comme la photo qui illustre le catalogue de la Série V.


Après quelques nuits de réflexion et de réunions familiales, j’opte pour le bordeaux, avec le toit souple noir ce sera magnifique. Finalement, de fil en aiguille, j’ai vraiment l’impression d’avoir une voiture neuve.

De retour à la maison, il me reste beaucoup de travail, de quoi bien m’occuper dans les semaines qui vont suivre.

mardi 2 novembre 2010

Bientôt une Renault Dauphine sur les routes

Le calme est revenu après la furie de l’organisation et de la gestion du stand Toyota au Mondial de l’Automobile 2010.
Voici quelques photos de ce salon que personne ne vous montrera mais qui contribue à sa magie. Différents stands au montage et durant les 2 semaines d’exploitation. C’est une grande fête, mais incroyablement stressante.



Enfin c’est fini et je saisis l’occasion de quelques jours de vacances en Corrèze pour tenter à nouveau de démarrer ma Dauphine de 1958. Eh bien j’y suis arrivé. Elle n’avait plus émis le moindre bruit depuis plus de 6 ans. Une éternité. A l’époque, je l’avais mis sur cale, rempli les cylindres d’une dose d’huile et mise sous Bach. Depuis de temps en temps, j’essayais avec cette batterie de 6 volts poussive, mais rien. Reprenant tout à zéro, cette fois ci je voulais y croire. Aidé par mon fils Louis, véritable homme providentiel, lorsqu’il est présent les choses se présentent bien même si il n’intervient pas.

Je vérifie l’ordre d’allumage, rempli le carburateur d’essence, nettoie les bougies, tourne la manivelle et branche la batterie chargée à fond. Un petit spray de Start Pilote et …. Vroum. Une sonorité qui me plonge dans mon enfance. Que du bonheur. Visiblement, le moteur tourne régulièrement comme une horloge. Il faut avouer qu’elle n’a que 69634 km. Je change et branche les durites du réservoir d’essence, ajoute 10 litres et chauffe le moteur au ralenti. Voila, cela fait 3 jours qu’elle démarre bien gentiment, les choses sérieuses vont pouvoir commencer afin de la mettre à nouveau sur les routes et lui faire une beauté.

Le programme des prochaines vacances, enlever les cales, vérifier les freins, les pneus, faire rouler la voiture et commencer une remise en état en douceur. Pour une fois je n’ai aucune date d’échéance. Le siège conducteur est à refaire, les soufflets de direction sont à changer ainsi que les joints de portes. Malheureusement, il y a de la corrosion, mais uniquement sur les ailes que j’avais précautionneusement achetées en bon état il y a 7 ans chez un vieux garagiste du Gers. Le souci est de les peindre en bleu tout en retrouvant artificiellement la patine du temps.

Par ailleurs, l’automne est également l’occasion pour moi d’attaquer la remise en état de ma Sunbeam Rapier série V depuis mon accident d’avril.


Comme pour ma TVR, je confie mon radiateur percé dans le choc à Gérard Delpeyrat de Tulle.


Le faisceau est changé pour un moderne plus dense que l’ancien, comme le montre la photo. J’espère y gagner en refroidissement d’autant plus qu’il était très encrassé.
Depuis quelques week-ends je décape la peinture au niveau des bas d’aile avant et arrière. En effet, j’avais des craintes et elles se révèlent justifiées, la « choucroute » est bien au rendez-vous. La liste de travail pour le carrossier s’allonge mais la voiture en vaut la peine. Il n’y en a qu’une au club Rootes.
Avec Andrew, j’ai remis en état mon toit souple « Webasto » que j’avais démonté sur une Rapier. Il ne me reste plus qu’à faire le trou dans le pavillon et le poser. L’effet j’en suis sur sera parfait et très agréable si il n’y a pas de fuites.
Au niveau de la mécanique, la liste est quand même longue. Il faut changer le joint de culasse, donc rectifier la culasse en alu, changer la chaîne de distribution ainsi que son tendeur et remettre en état le démarreur qui accroche et la dynamo qui n’a plus de roulements. Voila de quoi alimenter mon blogue.

mardi 25 mai 2010

Enfin sur la route.

Depuis quelques semaines elle roule enfin !!!

Quelle satisfaction de faire rouler une voiture après une aussi longue immobilisation.

Bien sur j’ai eu des moments d’émotions, quand j’ai dévissé les bougies ou quand le cric s’est plié sous la voiture, roues démontées.

En effet, il m’a fallu une clef avec une tige de plus de 60 cm de long afin de démonter les bougies. Je n’avais qu’une peur, qu’elle casse ou que le filetage reste sur le culot. En mettant du dégrippant et en agissant en douceur ce fut parfait. Ce ne fut pas du luxe en raison de l’âge et l’état des bougies AC.

Quand au cric d’origine, une fois 3 roues enlevées, il s’est tout à coup courbé jusqu’à poser en douceur la voiture au sol. Plus de peur que de mal.


Le contrôle technique est passé sans encombre, il a mis en valeur l’état de conservation de la voiture sans aucune corrosion. Seul le moteur d’essuie-glace manquait à l’appel, heureusement il y avait la petite molette de fonctionnement manuel. En dehors de son accès horrible, le moteur était bloqué par sa graisse, complètement figé.

Un bon nettoyage et tout revient dans l’ordre, de quoi faire pâlir les essuie-glaces de ma XK plus que poussifs.

Thierry Dubois m'a accompagné pour la première sortie de la 403. Ce fut l'occasion d'une dédicace de son dernier livre sur la N7 - C'était La Nationale 7 aux Editions Drivers. A lire absolument.


Quelques détails du dessous de tableau de bord d'origine.

mercredi 28 avril 2010

Une remise en route pas si rapide !!!!

En effet même si ma Peugeot 403 n’a que peu de kilomètres, son immobilisation fut longue. Les freins ne sont pas bloqués mais le Lookeed est devenu gluant et pâteux.
Il faut tout nettoyer à l’alcool à bruler et changer par sécurité, durites et les différentes coupelles.
Malheureusement, le maitre cylindre a souffert de l’immobilisation et il est définitivement marqué, de plus le bocal en verre est fendu. Il faut impérativement le changer.
Tout est trouvé chez Etient ou Jean Luc me déniche même un bocal neuf d’un ancien stock. C’est une véritable caverne d’Ali Baba.

Les opérations sont simples mais elles prennent beaucoup de temps et les week-ends n’ont que 2 jours.


Evidemment tous les organes mécaniques sont vidangés, moteur, boite et pont avec son huile particulière au Ricin.

Par chance le moteur qui n’était pas bloqué a tout de suite répondu à l’appel de son démarreur. Je ne touche pas à l’allumage, ni aux bougies qui sont pour l’instant bloquées dans la culasse. En revanche, je démonte entièrement le carburateur pour changer les membranes et les joints qui sont sec à se casser.


En raison du faible kilométrage je ne change pas les gicleurs, je me méfie des pièces reproduites aujourd’hui de plus ou moins bonne qualité. Et puis l’intérêt de cette voiture réside dans son originalité, autant la préserver.

Le vendeur m’avait bien précisé de vérifier la pompe à eau. Elle émet un bruit bizarre et sa poulie n’est pas dans l’axe des deux autres. Je décide donc de la changer pour une neuve adaptable sur plusieurs modèles de Peugeot.

Elle est superbe, mais son montage va virer au cauchemar, elle ne se positionne pas correctement, les boulons ne sont pas les bons et elle fuit au niveau du plan de joint. Désespéré, j’installe l’ancienne en ajoutant une simple rondelle afin de mettre la poulie dans l’axe. Elle fait toujours du bruit mais il faut avancer et passer à autre chose. En remontant le radiateur, toutes les durites sont changées. En résumé, rien de bien compliqué mais le temps passe vite d’autant plus que la date du rallye de Thierry approche. J’espère qu’une fois sur ses roues, l’embrayage fonctionnera correctement et qu’il n’y aura pas de mauvaises surprises.

Comme la 403 est sur chandelle, je fais le tour de tous les graisseurs avec ma pompe, en tout il y en a 13.

En plus je change la ligne d'échappement qui est morte.


Il me reste un point à priori pas compliqué mais qui peut dégénérer. En vidangeant le réservoir d’essence de quelques litres d’essence nauséabond, j’ai l’impression que son fond est couvert d’une épaisse couche solide. Hélas la sortie d’essence est bouchée. Il va me falloir y remédier en passant par le trou de la jauge à essence.

Sinon, j’ai rarement vu une voiture aussi saine, pas une trace de rouille, que du bonheur pour une voiture de 1957.

Ce n’est hélas pas le cas de ma Renault Dauphine de 1958 que j’essaye de remettre également en route pendant mes vacances. Le radiateur est enfin remonté après refection chez Delpeyrat à Tulle.

Son moteur tourne, il n’est pas bloqué mais rien à faire, je n’arrive pas à le démarrer. Déjà neuve avec son starter automatique et sa batterie 6 volts, ce n’était pas évident, alors aujourd’hui après 6 ans d’inaction. Suite au prochain épisode.