jeudi 17 juillet 2008

L'amélioration continue

Depuis la dernière fois je continue à améliorer ma Sunbeam Rapier Serie V. Aujourd’hui grâce à Andrew je crois avoir localisé les bruits de suspensions.


En effet sur la Série V le constructeur, par économie a remplacé les rotules à graisseurs par des rotules sans graisseurs. Du coup après 42 ans les rotules sont fatiguées et il m’est impossible de les maintenir en forme avec de la graisse. Je planifie de les changer au retour des vacances.





Nous avions organisé depuis longtemps un déplacement au Mans Classic afin de représenter la Rapier au Club Rootes. C’est donc au volant de ma Rapier avec Andrew et mon frère que nous sommes partis au Mans. La voiture a roulé comme une horloge en dehors d’un bruit d’échappement qui s’est amplifié au fil des kilomètres. Encore du travail pour la rentrée, mais j’ai tout dans le garage. Le but est de faire un échappement avec une belle sonorité comme sur mon ancienne Wolseley 1500.
Ce fut trois jours de pure magie, des voitures de légende accessibles, une ambiance sur et autour de la piste et des clubs hyper présents.
Pour remercier ma gentille Rapier je lui ai depuis changé les boiseries de son tableau de bord.
Comme vous pouvez le voir le vernis est maintenant superbe.






















Par ailleurs j’ai commandé des jantes Minator en 14 x 5,5 (PCD 108) auprès de http://www.tyresave.co.uk/. Je devrais les avoir à la rentrée. Les tarifs sont intéressants et le contact est très agréable.
Voici quelques photos du Mans :
Une belle brochette d’Aston Martin
Une rare Aston Martin DP 212
Une magnifique Bentley
Le coté pratique des anglais
Une rare Fraze Nash de 1952
Notre parking sur le trottoire de notre hôtel
British spirit avec une AC Bristol







dimanche 15 juin 2008

Des nouvelles de la Sunbeam Rapier

Ca y est la Wolseley est vendue, je peux m’attaquer à la Rapier.

Premier objectif : l’immatriculer.
Pour une voiture de plus de 25 ans achetée hors CEE c’est très simple. Il vous suffit d’aller aux Douanes et de s’acquitter de 5,5% du montant de votre achat. Pas fou les douaniers vous demandent de voir la voiture. Une fois cela fait, il vous faudra passer votre voiture au contrôle technique, envoyer votre dossier complet à la FFVE (50€) et enfin aller chercher votre carte grise de collection à la préfecture. C’est à la fois simple et pratique puisque vous n’aurez plus à passer votre CT que tous les 5 ans. La restriction territoriale devant disparaître avec l’introduction des nouvelles immatriculations début 2009.
Avec ses belles plaques noir achetées av de la Grande Armée à Paris, la voici définitivement française.

Deuxième objectif : un état des lieux approfondi.
Stupidement abîmés à cause d’une tension excessive de la courroie de ventilateur, les roulements de la pompe à eau neuve sont morts. En la changeant j’en profite pour nettoyer le moteur et mettre du produit antirouille (Rustol) sur et dans les longerons.
Je change de nombreuses durites puis passe à l’habitacle.
Les moquettes sont enlevées et comme à chaque fois, la thibaude est bonne pour la poubelle. Avec le temps elle prend l’humidité et finit par oxyder les planchers. A nouveau je retrouve trace du gris d’origine. Comme ma voiture peut dormir dans la rue je m’attaque aux joints de fenêtre et de porte. Je n’ai jamais vu de joints aussi cuits, ils ne servent plus à rien.
Celui de porte est référencé chez Woolies. Je le change sans problème. Reste celui de fenêtre qui n’est plus disponible. Il y a quelque temps, grâce à ebay j’ai fait la connaissance d’un anglais Tim qui vit maintenant en Corrèze. Lui aussi possède des Rapier. Nous prenons contact et échangeons de nombreux mails. De passage dans la région je vais le voir et durant de nombreuses heures nous dissertons sur la Rapier. Tim est un homme charmant et qui connait les Rapier sur le bout des doigts. De quoi passer un moment plus qu’agréable. C’est ca la magie d’internet et la passion qui nous réunit tous. Enfin, Tim a la solution pour mes joints de fenêtre. Gentiment il en commande de nouveaux au club Rootes et me vend les siens. Bon ils sont cher, 35€ le joint, mais ils sont vraiment particuliers et surtout indispensables.
Aujourd’hui je m’attaque aux lèche vitres et ce n’est vraiment pas simple. Mais, mon objectif étant de changer les garnitures de porte blanche par des noires plus « normales » je veux m’assurer qu’à la première pluie elles ne soient pas détrempées.

A nouveau un autre amateur de Rapier va venir à mon aide. En effet mes sièges sont en mauvais état et surtout toutes les garnitures de portes sont neuves mais blanche. L’horreur.

Je suis donc à la recherche d’un intérieur complet de série V en noir. Autant vous dire que c’est plus que rare.
Et pourtant je rencontre Hugh, grand amateur de Rapier près de Londres qui me procure ce que je recherche.
Par la même occasion il me fournit un superbe tableau de bord au
vernis neuf et quelques pièces
difficilement trouvables. Chez lui, c’est la caverne d’Ali Baba, son jardin est rempli de Rapier, il y en a partout.
C’est ca aussi le charme britannique.






Avant de tout remonter j’en profite pour mettre du Rustol dans les contre-portes et de changer le plastique qui s’intercale entre la porte et la garniture intérieure.
Mécaniquement, je vidange le moteur, change la membrane de la pompe de reprise du carburateur, ajoute un joint entre celui-ci et le filtre à air, nettoie les bougies et fait le complément d’huile du boitier de direction. Ma Rapier commence à ressembler à quelque chose et à mieux rouler d’autant que j’ai branché l’overdrive.
Toutefois, j’ai quelques bruits de suspensions ou transmission qui se font entendre. Je craque et demande à Andrew de la prendre quelques jours pour avoir son avis. Suite au prochain épisode.



Pendant un séjour professionnel en Afrique du Sud j’ai pu rouler en Ford Zephyr et en Wolseley 15/60. Les voici en photos.

Tout pour l'habitacle

Le travail continue sur la XK120. L’objectif de 2008 est de la finir enfin, avec pour échéance un roulage plus long que le tour de la maison en septembre.
Dans un premier temps j’ai acheté chez B.A.S, des professionnels de la sellerie tout le matériel nécessaire pour l’habitacle. cuir, moquette, vinyl, hardura ….
L’habitacle ayant été modifié avec des places à l’arrière, je dois tout faire moi même et ne peux acheter de kit prédécoupés.
Je commence par les moquettes, après avoir fait des gabarits, je découpe en pensant à faire un peu plus large pour le galon de finition. Tout se passe bien pour les surfaces plates. Cela se complique pour les passages de roue et le tunnel de boite, mais en étant patient j’y arrive sans faire de plis.
Les panneaux de portes sont découpés dans du bois le plus fin possible 2 ou 3 mm d’épaisseur. Les bords sont bien polis pour un fini parfait avec la garniture.

Pour la pose du ciel de toit, tout a été long. En réalité j’ai un peu triché. Je l’ai acheté tout fait chez Suffolk & Turley (l’un des meilleur selleir de XK). Restait à le poser !!!!!

Le plus dur a été de bien le tendre aussi bien en largeur qu’en longueur. Le hic est que sur les côtés il se fixe sur une baguette en bois (que j’ai prédécoupée), qui se fixe sur un profilé en alu (recouvert de simili), qui se fixe sur les boiseries de décoration. Bref, il faut 10 mains pour mener à bien cette opération.




Il me faudra 2 montages à blanc afin d’arriver à un bon résultat. Je passe sur les panneaux de custode arrière faits sur mesure, qui avec leur lumière encastrée viennent se glisser sous les baguettes de fixation du ciel de toit.






Pour compliquer les choses, les fenêtrer de custode arrière ne peuvent se fixer qu’avant les panneaux de custodes arrière. Vous n’avez rien compris, c’est normal, j’ai mis plus de trois semaine à y arriver.








Les boiseries étant trouées partout et de couleur clair, je les fais revernir chez Guy Broad. Il me fournit également les boiseries qui encadrent le pare-brise. Le résultat est parfait pour un tarif ultra compétitif.





Je soigne les détails jusque dans le choix du joint extérieur de la vitre de custode. Il provient de ENPI et n’est pas en plastique. A sa pose je le badigeonne de joint à pare-brise, j’espère que le tout sera étanche.











Par ailleurs, après quelques hésitations, je choisi un sellier à Bezon. Il a fait la sellerie de la CD de Gazoline et d’autres voitures qui sont bien. Ses tarifs sont raisonnables mais son problème car il y en a toujours un est qu’il est tout seul. Il ne faut pas être pressé.









Après plus d’1 mois je récupère enfin les moquettes bordées. La finition est superbe. Avec de la colle néoprène (résistante aux hautes températures) je fixe les éléments sur les passages de roue et les bas de caisse.
Le reste sera mobile. Chez le sellier je teste les mousses pour le confort des sièges et donne mes directives pour placer les coutures.






Pour les places arrière, je commande les mousses d’un siège chez Guy Broad. Comme je m’y attendais le prix est très cher (+ de 50£) mais surtout la coupe approximative. Je fonce donc au BHV achète les mousses, trace la découpe et les fait découper. Le résultat est parfait pour même pas 30€. Le sellier leur fait des housses cuir/velours avec une fermeture éclair.




Pour compliquer les choses, je désire au cas ou j’irai aux sports d’hiver, de réaliser une trappe
dans le dossier des sièges arrières comme sur les XK 150. Vraiment utile !!!
Je dois m’y prendre à trois fois afin d’arriver à la taille optimum. En effet, elle ne doit pas être trop haute afin de bien basculer, ni trop basse pour que les objets sur la plage arrière ne glissent. Bref, je ne sais pas si c’est très utile mais c’est beau.



Pour la phase finale de réglages des trains roulants et du moteur j’ai déjà pris RDV avec Eric en septembre 2008 afin qu'il m'aide. Oui, je sais encore une chose que j'aurrai pu faire, mais j'ai hate après plus de 10 ans de rouler.....

mercredi 27 février 2008

Bienvenu à la Sunbeam Rapier

Depuis quelque temps j’étais à la recherche d’une Sunbeam Rapier pour remplacer ma Wolseley 1500.
Plus cossue, plus puissante, plus sport, trouver une Rapier devient très difficile même en Angleterre ou elle jouit d’une belle popularité grâce à son beau palmarès sportif.
C’est encore une fois grâce à mon ami Andrew que la Rapier est localisée sur ebay.
Ce n’est pas la première fois que j’achète une voiture sur ebay mais j’ai tellement envie de ce modèle en conduite à gauche que je contacte directement le vendeur en Suisse.
Petit à petit le contact passe et finalement Emmanuel accepte à mon grand soulagement de me la vendre en direct.
L’histoire de cette voiture est sympa car elle a appartenu à son père. Visiblement ce n’est pas sa première Rapier. Afin d’avoir une voiture plus « Anglaise » il l’a fait repeindre dans une couleur plus « anglaise », rouge avec le toit blanc. La moquette devient rouge, la sellerie reste noire avec des contre porte de couleur blanche.
Petit historique.
La Sunbeam Rapier est lancée en octobre 1955, la série II suit en février 1958, la série III en septembre 1959. L’intérêt de ces premières séries, c’est que l’évolution technique de la Rapier de série suit directement les évolutions des Rapier de compétition. L’apogée de la Rapier en compétition est vers 1961 avec des victoires au RAC, Liège Rome Liège …
La série IV apparaît en 1963 et enfin la série V en septembre 1965. La Rapier est arrêtée en juin 1967.
Ma voiture est une série V, équipée d’un moteur 1725 cm3, d’une boite de vitesses synchro avec Overdrive. Ce n’est pas forcément la plus intéressante de la série mais c’est la plus rare avec 3759 voitures construites.

Garée pendant 15 jours chez mes amis de Divonne Les Bains, je récupère ma voiture le 18 février et fonce vers Paris. Un bref contrôle des niveaux et me voici parti. J'ai de la chance avec la météo, le temps est frais mais superbe, idéal pour la route. Emmanuel m’avait certifié que la Rapier sortait de révision et en effet elle roule bien.

J’attaque le Jura par la route N5 et le Col de la Faucille (1323 mètres), la route est superbe, il y a de la neige partout. Puis j'enchaîne sur Beaune ou je rattrape la N6.

La voiture roule bien, elle ne chauffe pas mais l’overdrive refuse de passer. Tant pis je continue la route à une vitesse de 90 à 100 km/h pour préserver la mécanique.

C’est à son volant que je prends conscience de son potentiel en rallye. Elle est confortable, tient très bien la route et son moteur est très souple.
Sur la N6, petite étape à la Rochepot pour une photo sur l'ancien tracé de la 6 et je poursuis en passant par Bel Air vers Rouvray.


La, je retrouve Thierry Dubois qui vient voir les panneaux sur l’histoire de la N6 mis en place par la commune. Ils sont superbes.
Le retour avec mon ange gardien se passera sans soucis majeurs si ce n’est un ralenti à 1700 tr/min et un trou à l’accélération.

Le soir nous passerons même chez LVA à Fontainebleau pour faire un petit coucou.
C’est vraiment soulagé mais bien fatigué que j’arrive le soir chez moi après plus de 520 km de route.
Depuis, triste d’avoir quitté la Suisse elle refuse de démarrer. Je pense qu’un programme de débouchage du conduit d’essence s’impose. Andrew qui possède une Rapier Série II est tombé en panne cet été à cause de ce problème.

lundi 31 décembre 2007

Une bonne affaire !!!

Avez-vous remarqué que lorsque vous effectuez un 1er achat en novice, vous faite généralement une excellente affaire! Ce fut le cas pour ma première belle voiture de collection, mon Alfa Roméo Giulia 1600 Sprint de 1962. (sa restauration fera l’objet d’un autre chapitre).
Fort de cette expérience heureuse et animé d’une naïveté absolue, je recherche une autre voiture de collection pas chère pour mes vacances.
De fil en aiguille, j’arrive en Normandie chez un particulier qui vend une Lancia Fulvia rallye 1,3l S de 1967 et d’autres Alfa Roméo plus intéressantes (modèles SS et Zagato) que je ne verrai jamais.
Par précipitation, je décide de lui acheter cette Lancia croyant que son moteur est un rare moteur 1,3l HF (version rallye). A ma décharge, lors d’un bref essai routier son moteur m’impressionne par sa nervosité et surtout ses montées en régime fulgurantes.
Me voici donc propriétaire d’une seconde voiture alors que je n’ai pas un francs en banque. Par chance j’arrive à convaincre deux amis et mon cher papa.
En mon fort intérieur, je pense faire une très bonne affaire, espère la revendre rapidement pour finalement acheter les rares Alfa Roméo que le vendeur dit avoir. Evidemment, il n’en sera rien.
Cette Lancia a une couleur horrible (façon voitures d’intervention EDF-GDF) mais elle tient très bien la route et son moteur est un très rare moteur HF (dixit son numéro de bloc moteur). D’une cylindrée 1300 cm3 sa puissance est d’environ 90 ch d’origine. Il est équipé de carburateurs Solex et d’un radiateur d’huile. Une vrai bête de course qui file à plus de 170 km/h.
Malheureusement après quelques mois, un joint d’embase moteur lâche laissant s’échapper toute l’huile moteur sous pression. L’intervention est incontournable.
A l’époque j’étais nul en mécanique simplement bon à faire les niveaux et à déposer la voiture chez le garagiste.
Donc, direction le spécialiste Lancia l’Atelier REVE (bien connu des Lancistes à St Valerien dans l’Yonne, Mr Lamoine) à l’époque situé en région parisienne.
Là, entre les mains d’un véritable expert je commence à avoir des sueurs froides. Le moteur est tout d’abord tout ce qu’il y a de plus standard, hélas le numéro que j’avais vu n’était pas le bon et surtout pour réparer le joint défaillant il faut démonter le moteur. Oups !!!!!
Me voici donc à nouveau à la recherche d’un mécène.
J’ai toujours rêvé d’emmener cette Lancia sur les routes enneigées des alpes, mais en 3 ans elle n’aura vu que le soleil des vacances d’été. Franchement, en dehors de ce problème elle a toujours été fiable et rapide sur les routes moins « policées » qu’aujourd’hui.


Au bout d’environ 3 ans j’ai essayé de la vendre. Ce fut difficile avec une couleur aussi « remarquable ». C’est finalement un postier, sans doute moins réfractaire à cette couleur fonction publique qui me l’achète pour « draguer et emballer ». Bien sur je lui confirme que cette Lancia est un véritable aspirateur à gonzesses.
En conclusion, j’ai dépensé beaucoup d’argent sur cette Fulvia et je l’ai très mal vendue.
Sa vente sonna le glas des voitures italiennes à la maison mais surtout elle me servit de leçon. Depuis, je fais toujours attention entre le prix d’achat et le prix hypothétique de revente.

Une Jaguar sublime

Après avoir vendu à regret ma superbe Alfa Romeo Giulia 1600 Sprint à un breton (si vous savez ou elle est, contactez moi), j'oriente mon choix sur une berline sportive et familiale. En effet j’avais en tête de me marier et d’avoir de la place pour tous le matériel qui va avec des enfants. J'avais évidemment écarté le choix d'un monospace.


J’achète donc a un bon prix la Jaguar MK II 3,4l d’Antoine un ami du Club Austin Healey. En effet deux jours avant la transaction les freins lâchent. Je l’achète telle quel.
Cette Jaguar a une ligne sublime, une des plus belles berlines jamais dessinée. En plus j’adore son toit ouvrant rigide d’origine (une rareté). De couleur Gun métal son intérieur est de couleur fauve avec des petites tablettes en bois à l'arrière, splendides.


Rêvant d’une berline sportive, je commence les améliorations : pneus Michelin, grosse barre anti-roulis et ressorts plus dure à l’avant, nouvelles lames à l’arrière plus performantes ….. de quoi rouler à 160 km/h sans soucis en toute sécurité.
Son 6 cylindres XK de 3,4l est merveilleux même si après quelques kilomètres à forte allure la pression d’huile baisse et la température monte à l’opposée. Il est puissant (environ 220 ch) avec une très belle sonorité. L’overdrive monté sur la boite 4 passe de façon franche et instantanément, un vrai régal. Lors d’un mariage on ne voit que ma voiture, c’est vrai qu’elle est belle.
Le petit hic, car il y en a un malheureusement, c’est qu’a conduire ce n’est pas ça. Sans assistance, la direction est lourde, la voiture reste sousvireuse – un comble pour une propulsion, l’embrayage et les freins ne sont pas vraiment très efficaces.
Moi qui m’attendais à suivre les pas de Bernard Consten en rallye, que neni.
De plus sur cette Jaguar tout est inaccessible, pour remplacer l’embrayage il faut déposer le moteur. Visiblement elle avait été restauré rapidement, il manquait des vis par endroits ........ce n'était pas parfait.
Donc, après moins de 2 ans, exit cette très belle voiture pour une très belle épave, celle de ma XK 120, c’était il y a 10 ans.


P.S : Cette superbe Jaguar MK II n'a vue aucun de mes enfants.

mercredi 19 décembre 2007

Vacances d'été en Wolseley 1500

Tous les deux ans notre ami Thierry Dubois organise un rallye de Paris à Menton par la Nationale 6 ou 7.
Cette année j’ai enfin la voiture populaire éligible pour ce rallye. Ce n’est pas vraiment une voiture française mais une vraie populaire anglaise. Comme la Wolseley est ma voiture de tous les jours, un simple contrôle global, quelques coups sur les graisseurs suffiront.

Au programme plus de 2000 km aller / retour.
Ce matin le réveil sonne très top nous avons rendez vous à Fontainebleau avec le gros du rallye.

L’ambiance est excellente, la plupart des participants étant la en 2005, il n’y a pas cette période d’adaptation. Plein de fougue nous enchaînons tous les kilomètres à vive allure sur la N 6. Les premières étapes sont fort agréables, dégustation de vins et bon déjeuner dans une magnifique maison.
La voiture roule vraiment bien. Je tiens une moyenne de 65 Milles sans soucis d’autant plus que depuis quelques semaines j’ai un poste avec la FM. Le grand luxe. Pour l’instant elle ne chauffe même pas, il y a simplement un bruit et des petites vibrations en décélération.
Le soir de la première étape nous arrivons sous une pluie diluvienne à l'hôtel Chagny.
Ayant tous des voitures « absolument étanches » nous nous retrouvons tous dans le parking couvert de l’hôtel pour entasser nos voitures à l’abri. Et comme les lavandières, nous nous retrouvons tous à laver nos voitures tout en discutant de la pluie et du beau temps évidemment.
La nuit est salvatrice car la première étape fut longue, sauf pour quelques uns. En effet un copilote dont je ne donnerai pas le nom ronfle tellement fort qu’il passe sa nuit sur le balcon de sa chambre, du coup c’est 10 personnes qui ne fermeront pas l’œil de la nuit.

La route reprend fraîche mais belle. La voiture tourne toujours comme une horloge toutefois il y a un bruit de roulement qui se fait entendre.
La route défile avec de temps en temps un passager dans la voiture. C’est mieux que la radio. Le fils de Marc Ouayoune en profite pour voyager dans toutes les voitures, un véritable centre d’essais des années 1960.

Après Lyon nous attaquons la N 7, la météo devient plus clémente et mon roulement plus bruyant. Je m’en veux, quand j’ai refait les suspensions avant j’ai tout changé sauf …. les roulements. Du coup à l’étape de St-Andiol le parking se transforme en véritable atelier de mécanique. Thierry, répare son joint de filtre à huile, jean pierre cherche désespérément l’origine de son bruit de transmission et moi j’entreprends de graisser mon roulement pour le calmer.
Visiblement ce n’était pas suffisant, dès les premiers kilomètres le lendemain c’est exactement pareil. Elle roule et c’est l’essentiel, on attaquera un peu moins vite les rond points. Après réflexion je pense que le fait de changer les pneus et leur dimension a fait travailler les roulements différemment et donc les a achevés.

Le rallye continu vers le sud avec enfin un beau temps qui s’installe. Moi qui craignais la surchauffe, ma Wolseley est vraiment docile et bien éduquée. De quoi faire taire les mauvaises langues qui proclament dans leur épave que les anglaises chauffent au soleil.

Tout fut vraiment parfait dans ce rallye jusqu’au bout. En quelques mots ce fut un rallye convivial, simple, sans aucune prétention, une balade entre amis.
Ayant de plus en plus de bruit au niveau du train avant j’organise mon retour à Paris par le …..TGV et confie ma monture à un garagiste de Cavaillon pour changer mes roulements.

Deux mois plus tard me voici de nouveau dans le sud avec Thierry Dubois pour revenir par la route à Paris. Heureux de retrouver ma voiture réparée, je découvre enfin une voiture silencieuse, enfin, pas tout à fait, puisque un bruit en cachant un autre, je retrouve mon bruit à la décélération.
La première journée nous entraîne d’Avignon jusqu’à Roanne en passant par le Col de la République ou nous attend un ami de Thierry dans un superbe château (Gites de France : www.ailly.com/)
Cette journée est épuisante, il fait chaud et la route longue et embouteillée, il faut dire que nous n’avons plus l’habitude de la chaleur depuis longtemps à Paris.
Enfin, vers 9h00 du soir nous arrivons à l’étape épuisés. Le soir notre ami Marc nous rejoint avec sa DS de 1958.
Nous dormons tous dans cette grande demeure aux pièces impressionnantes, aux couloirs interminables et aux mouches plus qu’abondantes dans nos chambres. J’imagine l’ambiance de cette demeure l’hiver sans chauffage ….. J’adore.
Dès 9h00 nous reprenons la N 7 par Lapalisse, objectif rallier Paris dans la journée. Thierry qui a fait beaucoup de photos pour son projet avec Altaya espère continuer son travail. Hélas, il ne faut pas compter sur le beau temps quand vous roulez avec Marc. En effet, jusqu’à Paris nous aurons de la pluie non stop. La voiture est toujours aussi parfaite sauf ce bruit qui devient de plus en plus persistant. Mais fidèle à mes principes je continu jusqu’à la maison.


Ce n’est que quelques jours plus tard que je me penche sur le problème. Oups, le niveau d’huile est bas dans le pont. Je vidange, vérifie les roulements arrière, on ne sait jamais et part pour une balade test à fond.

Me disant ça casse ou sa tient. Après une forte montée le pont lâche. Après quelques coups de fil en Angleterre je trouve avec difficulté un pont d’occasion.
Depuis il est sur la voiture et elle est devenu silencieuse et confortable, un vrai régal. Hélas, aujourd'hui je dois vendre ma voiture par manque de place. N'hésitez pas !!!!!